Extrait inédit du roman « À Mon Autre »

Découvrez cette histoire magnifique entre trois protagonistes bien différents les uns des autres. Un thriller sentimental et érotique qui, s’il paraît plutôt être un drame au vu de la situation du personnage principal, vous éclaboussera par son humour décapant à certains moments. Où lorsque votre Jules en train de sombrer dans la folie s’est mis en tête de tout faire pour que vous puissiez continuer à être heureux, après…

Il s’écroula dans mes bras, haletant comme un tigre au soleil. Son adorable petit cul regardant le plafond, que je malaxai de mes dernières forces en le contemplant ; une vision pleine de tendresse qui m’émeut à chaque fois autant alors que ce brigand était encore en moi et accusait les derniers spasmes de plaisir, les dernières gouttes d’élixir rallumant le feu tant c’était agréable de sentir la chaleur qu’il diffusait, permettant à ce sous-marin d’encore mieux s’immiscer dans mon canyon. Sa jolie lune était prisonnière de mes cuisses que je n’aurais desserrées pour rien au monde ; tous ses membres se relâchaient et m’inondaient d’une extase telle une vague bienfaitrice. Je le tenais comme un judoka aguerri, admirant cet amant accuser ce doux petit malaise, après la bataille. Et quelle bataille ! Que c’est beau un homme qui s’affaisse sur nous, le cœur battant la chamade d’un bruit assourdissant et entêtant ; comme un bolide en pleine déroute fonçant vers la falaise, attiré par le vide.

Il passa sa main dans mes cheveux durant de longues minutes tandis que je ressentais nos corps ébaudis et heureux. Nos semences nous soudèrent en amidonnant nos poils entremêlés. C’était bon. C’était beau. Cette dispute avait échauffé nos sens. Son retour fracassant après une bière dans le bar-tabac du coin se voyait plus que gagnant. Sentir la chaleur de ce corps ébaudi et heureux était un bonheur sans commune mesure ».

Mathis referma le livre, alla se placer derrière la fenêtre et contempla le parc et les arbres nus, mis à part les quelques feuilles éparses s’accrochant à leur branche comme si elles ne voulaient point renaître. Le soleil était radieux pour un mois de novembre, quel dommage d’être enfermé ici, songea l’infirmier en regardant Nathan, venant tout juste d’ouvrir son œil rescapé ; l’autre côté du visage était flanqué d’un énorme pansement. Lorsque ce dernier réalisa qu’il était ficelé comme un saucisson, il se mit à pleurer en tournant la tête vers le soignant.

— Pourquoi ? demanda-t-il, entre deux sanglots.

— Tu le sais bien ! répondit-il sèchement, invitant un long silence dans la pièce. Que va dire ton ami ?

— Je m’en fous !

— Tu ne trouves pas qu’il en a assez bavé comme ça avec tes conneries ?

— Humm…

— T’as raison. Plains-toi, c’est ce que tu fais le mieux ! Mais enfin, Nathan, tu réalises ton geste ? le questionna-t-il d’un ton plein de remontrances, et sans que le patient ne lui réponde. Jusqu’où va aller cette histoire ? finit-il, en lançant cette dernière phrase à la fenêtre, à qui voulait bien l’entendre.

Nathan ne semblait pas en état d’y répondre.

— Jusqu’à ma délivrance, Mathis ! vociféra-t-il avec lucidité, une expression énigmatique et lointaine traversant son iris valide.

— Je dois comprendre quoi ? le questionna-t-il, surpris d’avoir eu une réponse si claire.

— Tu le sais très bien. Toi plus que n’importe quelle autre personne le sait ! conclut-il froidement, avec dans la voix, une détermination sans faille.

Mathis se racla la gorge, ravala ce qu’il n’avait pas eu envie de laisser passer, alla remettre le livre à sa place, puis, avant de quitter la chambre, s’arrêta encore un instant devant Nathan :

— Tu… pourquoi avoir décrit ta vie aussi volage dans ce livre, Nathan ? On dirait qu’il n’y a qu’le cul avec cet amant ! Il n’eut aucune réponse, le malade s’était déjà assoupi, sans doute emporté par la folie vers d’autres mondes. L’infirmier souhaitait juste qu’ils soient plus beaux que le monde dans lequel il se débattait depuis son arrivée au centre et sans doute déjà bien avant. Mathis se frotta sa barbe de trois jours, épuisé et soucieux.

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Publié par tomhuxleyauteur

Enfant, j'imaginais déjà des histoires pleines de personnages hauts en couleurs, que je racontais à tous ceux qui croisaient ma route. Depuis lors, j'ai fait évoluer mes récits, les rendant plus complexes, et les partageant ainsi avec un public plus large. En tant que narrateur, je tire profit de mon imagination et mon sens créatif pour raconter des histoires captivantes et divertissantes. C'est tout naturellement que je me suis porté vers l'érotisme et la sensualité. Sans tomber dans la vulgarité je préfère la poésie plutôt que d'être trop explicite. Même si de nombreuses scènes torrides vous feront à n'en pas douter, avoir des sueurs. Je décris les désirs sexuels comme des personnages à part entière et je les laisse évoluer au gré des situations.

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