La compétition entre zizis

Si la compétition est le fer de lance des garçons sur bien des plans, et qu’en général elle est plutôt teintée de fairplay, dites-vous les Loulous, que la compétition entre zizis aura lieu un jour où l’autre, et quoi que vous fassiez pour l’éviter.

Que vous ayez un tromblon de 15cm ou de 22cm, un magnifiquement bien dessiné ou un courbé, se comparer déjà à un autre zizi est quelque chose d’irrépressible entre deux garçons. Mais comme on parle ici plutôt de sexualité, on va compléter ce tableau typiquement masculin, en ajoutant que la compétition pourra être rude, entre zizis.

On a à faire à toutes sortes de comportements lorsqu’on est un garçon qui aime les autres garçons. Et se retrouver avec un homme admiratif de nos biceps ou de nos fesses ne sera pas toujours un avantage. Car cette admiration peut très vite se transformer en comparaison malsaine, voire obsessionnelle. En une jalousie maladive à laquelle aucun remède n’existe. Cela peut même nous pourrir la vie si l’on tombe sur un teigneux se sentant blessé d’en avoir une plus petite que nous ou une moins dure.

Cela m’est arrivé, mais ce n’était pas la taille le problème, mais les heures où je me voyais bandant. D’abord très excité par ma bite toujours aussi contente de le voir, il s’est très vite senti moins sûr de lui et m’en a voulu en me traitant d’obsédé sexuel et j’en passe et des meilleures. Pourtant, je ne le baisais pas chaque fois que je le voyais, mais rien que le fait de me constater dur l’irritait parce qu’il était beaucoup moins enclin à bander. J’étais aux prises avec un compétiteur hors pair et croyez-moi où non, mais ce fut très compliqué. Ne voulant pas le heurter, je ne disais rien, mais à la longue, il a commencé par me taper sur le système avec ses remarques toujours plus dénigrantes. Me faisant bientôt passer pour un phénomène de foire, me coupant toute envie de faire l’amour avec lui.

La compétition peut être vraiment rude entre zizis, et c’est bien dommage. À des années-lumière d’un tel comportement, me voyant toujours heureux de voir mon mec bander, cela ne me viendrait jamais à l’esprit de lui reprocher quoi que ce soit du genre, bien au contraire. Car comme je l’ai déjà mentionné en début de ce livre, un homme qui bande est un homme heureux.

Mais la compétition ne s’arrête pas qu’à cette partie du corps. Tout le monde en a fait l’expérience. Et il n’y a pas que notre physique qui se voit la cible des compétiteurs, il y a nos compétences, notre endurance, notre intelligence, notre entregent, notre gentillesse (si, si, croyez-moi ça m’est arrivé aussi), notre aisance avec les gens, notre personnalité, etc…

Tout peut être sujet à compétition avec certaines personnes.

Photo de Leon Ardho sur Pexels.com

Les clichés et les codes sociétaux dont nous héritons déjà enfants, ainsi que la belle éducation qu’on nous donne dès notre plus jeune âge, sont tous des éléments susceptibles d’encourager la compétition et la performance. Beaucoup vous disent qu’elle est saine et nécessaire. À ceux-là je réponds souvent qu’il n’y a de saine compétition qu’avec soi-même. Car c’est avec nous-mêmes que nous sommes en général le plus exigeant et c’est toujours à nous seuls, que nous devons rendre des comptes.

On nous dit dès notre enfance, qu’un garçon doit être fort (si, si, ça existe encore bel et bien croyez-moi), et toutes les autres conneries qu’on veut nous faire entrer dans notre petit crâne de mâle. On ne peut qu’évoluer vers cette tendance à être compétitif et se mesurer sans cesse aux autres.

Mais à y réfléchir, et je vous laisse seuls juges les Loulous, n’est-ce pas plutôt tout simplement un manque d’assurance ou d’estime de soi, que de vouloir sans cesse dépasser l’autre ? Y compris dans le domaine du sexe.

J’ai plusieurs mecs qui sont partis furax de chez moi après avoir joui en deux temps trois mouvements. Au lieu de rire comme je le leur proposais et de recommencer, ils ont pris la mouche et se sont vexés avec fracas. Compétition oblige.

Je ne suis ni madame soleil, ni le plus éminent psychothérapeute, mais j’ai une certaine psychologie qui me fait plutôt bien connaître mes semblables. Et le seul conseil que je pourrais formuler ici, pour autant qu’on puisse appeler cela un conseil, c’est de n’être en compétition qu’avec soi-même pour s’améliorer. Regarder comment sont faits les autres, oui. Les admirer, un peu les envier, OK. Mais jamais vouloir être ce qu’ils sont. N’oublions pas que c’est notre différence qui fait toute la richesse de l’être profond que nous sommes. Et ce, que nous soyons beau ou laid, riche ou pauvre, bien monté ou un peu moins bien gaulé, grand ou petit, fort ou faible, musclé ou chétif, peu importe.

Publié par tomhuxleyauteur

Enfant, j'imaginais déjà des histoires pleines de personnages hauts en couleurs, que je racontais à tous ceux qui croisaient ma route. Depuis lors, j'ai fait évoluer mes récits, les rendant plus complexes, et les partageant ainsi avec un public plus large. En tant que narrateur, je tire profit de mon imagination et mon sens créatif pour raconter des histoires captivantes et divertissantes. C'est tout naturellement que je me suis porté vers l'érotisme et la sensualité. Sans tomber dans la vulgarité je préfère la poésie plutôt que d'être trop explicite. Même si de nombreuses scènes torrides vous feront à n'en pas douter, avoir des sueurs. Je décris les désirs sexuels comme des personnages à part entière et je les laisse évoluer au gré des situations.

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